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Le succès d’une nouvelle culture, quelle qu’elle soit, est favorisé par le fait d’avoir une association de producteurs et d’experts qui diffusent la recherche et l’information et qui aident à développer l’industrie. C’est en 2011 que Haskap Grower’s Association of Nova Scotia (association des producteurs de camerises de la Nouvelle-Écosse) a vu le jour, alors qu’un intérêt grandissant se manifestait pour la culture de ce fruit.

« En 2010, nous avons commencé à ensemencer quelques lots d’essai sur notre exploitation agricole », rapporte M. Liam Tayler, de LaHave Forests et secrétaire-trésorier de l’Association. « D’ici la fin de la saison de 2013, nous exploiterons plus de 50 acres de camerises. Nous avons pris conscience de l’importance de tirer profit de cette occasion avec d’autres producteurs de la Nouvelle-Écosse et nous avons créé l’Association afin d’encourager et soutenir les producteurs, les distributeurs et les chercheurs dans la diffusion de l’information et des technologies. »

Au moment de se joindre à l’Association, les nouveaux membres reçoivent un rapport d’évaluation du marché. « Nous reconnaissons que la commercialisation est l’élément le plus important à l’introduction d’une nouvelle culture sur le marché et nous offrons ainsi notre rapport d’évaluation du marché détaillé à tous nos nouveaux membres », précise M. Tayler. « L’analyse du marché a d’abord été conduite auprès des consommateurs pour ensuite remonter jusqu’à la production. Nous ne voulons pas que les producteurs investissent temps et argent dans un produit avant de trouver d’abord un marché. »

L’Association vient en aide à ses membres en matière de planification des affaires, de recherche commerciale, d’ensemencement, de journées portes ouvertes et d’ateliers. On planifie une recherche technique grâce à des partenariats avec le Nova Scotia Agricultural College et d’autres. « Notre objectif est de créer un réseau de producteurs et de distributeurs qui partagent les mêmes idées, pour développer une communauté de producteurs à travers l’Amérique du Nord », indique M. Tayler. « Ensemble, il nous est possible de favoriser les partenariats avec des fournisseurs de nouvelles technologies et d’autres fournisseurs afin que l’ensemble des producteurs puisse en bénéficier. Nous souhaitons également apporter notre appui en matière de récoltes et d’introduction d’équipement mécanique. »

Un avantage que procure l’Association est de pouvoir négocier des prix de gros pour certaines ressources, permettant ainsi aux membres de réaliser des économies considérables. Par exemple, bien qu’on recommande fortement d’utiliser un filet anti-oiseaux, il s’agit du plus grand investissement après les plantes elles-mêmes. L’Association a donc négocié et passé une commande par lot, permettant aux membres de réaliser de grandes économies.

Haskap Grower’s Association of Nova Scotia est à la recherche de nouveaux membres avec qui développer cette nouvelle industrie. Durant sa première année d’activités, l’Association comptait 32 membres et prévoit que ce nombre doublera en 2013. Les membres proviennent en majorité de la Nouvelle-Écosse et certains de l’Ontario. Les frais annuels d’adhésion sont de 23 $. Le statut de membre permet de profiter de multiples avantages.

Un modèle financier aide les producteurs en matière de planification des affaires et d’évaluation
« Nous reconnaissons qu’il est important pour les producteurs qui décident de se lancer en production commerciale de camerises de procéder à une planification des affaires et une évaluation des investissements adéquates », souligne M. Tayler. « Nous avons conçu un modèle financier spécifique aux camerises qui comprend un sommaire des investissements, ainsi qu’une évaluation et une analyse des coûts sur six ans. Ces informations aideront les producteurs à saisir les coûts inhérents et les exigences en matière de gestion pour entreprendre l’exploitation d’un verger de camerises. »

Les producteurs peuvent télécharger ce modèle sur le site Web de l’Association afin d’établir, entre autres, l’investissement global nécessaire, les coûts d’établissement, les coûts annuels d’entretien, les coûts annuels reliés à la récolte et les autres frais. Le modèle est basé sur l’établissement d’un verger de camerises de dix acres. Les producteurs sont d’opinion que le modèle est très utile et M. Tayler souligne que certains auraient aimé avoir accès à ce modèle plus tôt ce qui leur aurait permis d’économiser plusieurs semaines de recherche.

« Les producteurs ont plusieurs possibilités pour démarrer une entreprise », explique M. Tayler. « Pour ceux qui s’intéressent à une entreprise d’autocueillette, ils n’auront probablement besoin que d’un acre pour commencer. Les agriculteurs intéressés par les marchés de producteurs auront, quant à eux, besoin de quelques acres. Ceux qui sont intéressés par la production commerciale devront commencer avec un minimum de cinq acres et devraient idéalement produire 8 000 livres de baies par acre une fois que le verger aura atteint sa pleine productivité. Toute personne qui songe à se lancer dans la production de camerises doit être consciente du travail et de la gestion nécessaires au développement d’un verger. En ce qui concerne les producteurs biologiques, la lutte contre les mauvaises herbes est un facteur important, tout comme, entre autres, l’entretien et la récolte. »

M. Tayler souligne que l’Association a également l’intention d’établir une coopérative pour ses membres. « Une coopérative facilitera la création d’une industrie profitable pour les producteurs et les consommateurs, en plus de fournir assez d’argent pour assurer la viabilité de l’industrie. La coopérative sera une organisation simple qui aidera les producteurs à recevoir et maintenir un bon prix tout en facilitant la production. Une coopérative permettra également de mieux gérer le marché et d’améliorer l’établissement des prix ainsi que la profitabilité. »

« L’objectif de l’Association est de soutenir les producteurs grâce à la recherche, la technologie et l’information afin de créer une industrie prospère en Nouvelle-Écosse », souligne Liam Tayler.

Personne-ressource :
David Eisnor
Email: info@haskapnovascotia.ca
http://www.haskapnovascotia.ca