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Pour les producteurs, la question la plus difficile à répondre est sans doute celle liée à la rémunération de la main-d’œuvre. La réponse varie en fonction des compétences requises pour effectuer le travail, de l’expérience de l’employé, de la concurrence exercée par les autres industries, des avantages autres que financiers et du rendement sur capital investi de l’exploitation agricole. Chaque exploitation agricole dispose d’un ensemble différent de directives lié à la rémunération de la main-d’œuvre salariée.

« Des ressources sont offertes au gestionnaire d’une exploitation agricole afin de l’aider à définir une rémunération globale équitable, » mentionne Ted Nibourg, spécialiste en gestion d’exploitations agricoles d’Alberta Agriculture and Rural Development. « Le site Web Travailler au Canada du gouvernement du Canada mentionnait un éventail de salaires horaires de 14 $ à 35 $ dans son dernier sondage sur les taux de la main-d’œuvre agricole en Alberta. Un salaire horaire moyen de 21,43 $ est indiqué pour les travailleurs agricoles de notre province. Ce taux horaire ne varie pas vraiment de celui de 20 $ qu’indique la calculatrice des coûts de la machinerie qu’utilise Agriculture

Alberta afin de calculer la valeur par défaut du coût de la main-d’œuvre ».

Les données sur l’écart de prix moyen dans l’agriculture qui figurent sur le site Web d’Agriculture Alberta indiquent un salaire mensuel, sans gîte et couvert, de 2 951,58 $ pour un travailleur agricole de métier.  La main-d’œuvre agricole reçoit souvent des avantages supplémentaires comme un hébergement gratuit ou subventionné, des services publics ou un véhicule. Le coût de ces avantages pour l’exploitation agricole doit être défini pour évaluer les dépenses totales liées à la main-d’œuvre et également pour préparer un rapport sur les avantages imposables pour l’Agence de revenu du Canada.

« Une autre façon de calculer la rémunération serait de définir sa valeur en fonction du rendement sur capital investi, » indique monsieur Nibourg. « Un exemple consiste à calculer la valeur de la main-d’œuvre agricole supplémentaire pour prolonger les heures d’utilisation du matériel.  Utilisons l’exemple d’une grande moissonneuse-batteuse à séparation rotative, la calculatrice des coûts de la machinerie permet de calculer qu’une utilisation annuelle de 200 heures ou environ 2 000 acres représente un coût horaire de 295 $. En prolongeant son utilisation de dix pour cent ou de 20 heures supplémentaires par an, le coût horaire diminue à 275 $. Ce qui signifie qu’un gestionnaire d’exploitation agricole pourrait, en théorie, payer un conducteur de moissonneuse-batteuse un taux horaire 20 $ supplémentaire en plus du taux de base pour ces heures excédentaires.

« Un gestionnaire pourrait avoir à augmenter les coûts de la main-d’œuvre agricole uniquement pour se disputer la faveur de celle-ci avec d’autres industries, comme celle des petits champs de pétrole. La rémunération à elle seule n’est probablement pas le seul facteur décisionnel d’un employé éventuel. Les commodités offertes par la ferme ou le style de vie intéressant peuvent influencer la décision de celui-ci. En définitive, les taux de la main-d’œuvre seront négociés entre un employé et un employeur de bonne volonté ».

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