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Hooray!

Au début du XIXe siècle, il aurait probablement été difficile pour les ancêtres de Dustin Williams d’imaginer que leur exploitation agricole en bordure de la rivière Souris, dans le sud-ouest du Manitoba, serait toujours en activité cinq générations plus tard. Néanmoins, en discutant avec Dustin et son épouse, Laura, récipiendaires du prix Jeunes Agriculteurs d’Élites de 2012 pour le Manitoba, on se rend vite compte que l’agriculture court dans les veines des Williams.

Leur histoire débute en 2001, lorsque Dustin revint à la ferme familiale avec son diplôme universitaire en main. « Mon père croyait que je devais faire cela par moi-même, relate Dustin. Il a toujours été là pour me guider et m’apporter de l’aide, mais j’ai débuté en exploitant mes propres terres et une petite exploitation bovine. » Le processus de transition a fait en sorte que l’exploitation de 5 500 grains et plantes oléagineuses du père de Dustin fut graduellement transférée sous la responsabilité de Dustin et Laura jusqu’en 2010, année où les deux entreprises se sont fusionnées pour donner un contrôle complet aux Williams. « En rétrospective, une grande part de notre succès vient du fait que nous avons laissé des professionnels s’occuper du processus de planification, dit Dustin. Cela nous a permis de ne pas mêler nos émotions au processus de transition et de nous focaliser strictement sur l’entreprise. » Dustin se souvient également de l’aspect financier : « Bien sûr, cela nous a coûté de l’argent, mais nous jonglons aujourd’hui avec de gros chiffres d’affaires. Il faut simplement se rendre à l’évidence que dépenser l’argent aujourd’hui nous évite des problèmes qui auraient surgi plus tard, causés par un processus inadéquat. »

Avec maintenant le plein contrôle de l’exploitation, Dustin et Laura ciblent trois points qu’ils priorisent au quotidien. « Il faut avant tout porter une attention particulière au coût de production, soulignent-ils tous deux. Nous nous sommes lancés en agriculture alors que le prix des céréales était au plus bas. Cela nous a appris très rapidement à tenir compte de chaque dollar, aussi minime qu’il soit. » À cela suit de très près leur deuxième priorité, l’accent sur la responsabilité environnementale et la santé des sols. « Nous gardons un oeil sur l’apport de produits chimiques et d’engrais et nous plaçons les semences de façon stratégique, dit Dustin. Nous faisons aussi une culture sans labours et des rotations de cultures diversifiées afin de maintenir le sol en bonne santé. Tout cela fait qu’au bout du compte, on peut diminuer certains de nos coûts de production tout en bâtissant une bonne structure du sol favorable à la croissance de cultures fortes. » Vient enfin l’importance de la commercialisation : « Mon père et moi essayons de passer beaucoup de temps à observer les facteurs externes du marché, dit Dustin. Nous faisons aussi appel à un expert-conseil en commercialisation pour disposer du point de vue d’un tiers.  Notre stratégie se fonde sur les renseignements ainsi obtenus et nous vendons au moment le plus opportun. »

Quant à l’avenir de leur exploitation, Dustin et Laura sont très optimistes. « Nous croyons que la culture céréalière sera profitable pendant un certain temps et nous sommes heureux à l’idée d’en faire partie, » disent-ils. L’implantation dans la région de nouvelles cultures comme le maïs et le soja ne sont que quelques-unes des idées novatrices qui pourraient bien se réaliser un de ces jours. Après réflexion, les Williams voudraient bien maximiser les retombées de leur exploitation agricole ou, en quelque sorte, lui donner une valeur ajoutée. Ils ont même pris le temps d’étudier certaines avenues comme l’irrigation et l’aquaculture. « J’aime toujours examiner de nouvelles idées, dit Dustin, et je passe beaucoup de temps à faire des recherches avant de me lancer. Ces idées ne sont qu’au stade embryonnaire pour le moment, mais je prends le temps de faire mes devoirs. Puis, à un moment donné, une possibilité se présentera. »