Recherche et analyse

Accédez à nos travaux de recherche les plus récents sur la santé mentale, la gestion d’entreprises agricoles et la gestion des risques.

Esprits sains, fermes saines

Examiner le lien entre la santé mentale et la gestion d’entreprises agricoles

Le débat sur la nécessité d’améliorer la santé mentale de tous les Canadiens s’est intensifié au cours des dernières années.Conscients de la contribution des agriculteurs à l’économie canadienne, le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux, des organismes à but non lucrative et des groupes communautaires se font un devoir de constamment offrir un soutien aux entreprises agricoles.

La santé mentale des agriculteurs canadiens, étant donné qu’elle est en lien direct avec la gestion d’entreprise agricole, revêt une très grande importance sur les plans de l’économie et de la santé publique. Ce projet de recherche a donc pour but de mieux comprendre la relation entre les pratiques de gestion d’entreprise agricole et la santé mentale des agriculteurs. Plus précisément, l’étude met en lumière la façon dont la santé mentale peut être appuyée par la gestion d’entreprise agricole et la façon dont la gestion d’entreprise agricole peut contribuer à une bonne santé mentale.

Mises à jour sur les initiatives en matière de santé mentale

Gestion agricole du Canada aimerai remercier les partenaires du projet :

Étude « La Culture des affaires »

Comment pouvons nous accroître l’adoption des pratiques de gestion d’entreprise par les agriculteurs du Canada?

Même si nous sommes bien au fait que les agriculteurs, pour la plupart, ne se sont pas lancés dans ce domaine pour devenir des gestionnaires d’affaires, nous savons aussi que la gestion d’entreprise agricole est importante.

Dans une étude avant gardiste réalisée en 2015, intitulée La Culture des affaires, on a révélé que le succès de toute entreprise agricole, sans égard à la taille de celle ci, au secteur de production dans lequel elle est exploitée ou encore à l’endroit où elle se trouve, est directement lié aux pratiques de gestion d’entreprise qu’emploie le gestionnaire agricole; on y conclut que les agriculteurs qui adoptent de telles pratiques peuvent voir une augmentation de la rentabilité de leur exploitation pouvant aller jusqu’à 525 %.

Cliquez ici pour accéder à l’étude de 2015.

 

 

Mise à jour sur l’étude : 2020

Cinq années se sont écoulées depuis que l’on a mené cette première étude sous le thème « La Culture des affaires ». En 2020, nous souhaitions réaliser un examen plus approfondi afin de bien comprendre les facteurs qui nuisent à l’adoption des pratiques de gestion d’entreprise agricole et ceux qui sont favorables à cet égard au sein des exploitations agricoles du Canada, et de déterminer comment nous pouvons apporter une aide en ce sens.

Dans le cadre de la mise à jour de l’étude « La Culture des affaires », on a interrogé plus de 700 agriculteurs de partout au Canada détenant des exploitations agricoles de tous types et de toutes tailles.

Les résultats démontrent une diminution du taux d’adoption des pratiques de gestion d’entreprises agricoles, y compris celles qui, en 2015, avaient été jugées les plus efficaces sur le plan du rendement financier agricole.

Si la capacité de lire et d’utiliser des états financiers demeure la pratique ayant le plus haut taux d’adoption (63 %), une diminution considérable a tout de même été enregistrée à cet égard depuis 2015 (le taux était alors de 73 %). De même, la pratique montrant le plus faible taux d’adoption, soit 12 % (20 % en 2015), est toujours celle qui consiste à avoir un plan officiel de gestion des ressources humaines.

Le tableau suivant démontre comment l’adoption de pratiques de gestion d’entreprises agricoles a changé au cours des 5 dernières années :

2015

2020

Avoir une vision et des buts clairs pour l’exploitation agricole;* 43% 31%
Faire connaître les plans établis et l’orientation de l’exploitation agricole à ses principaux intervenants;* 39% 39%
Utiliser un plan d’affaires écrit qui est revu et mis à jour au moins une fois par année; 26% 22%
Avoir, pour chaque activité de l’exploitation agricole, un budget et un plan qui sont revus régulièrement; 73% 63%
Calculer, examiner et surveiller les coûts de production aux fins d’analyse comparative et de prise de décisions;* 33% 33%
Avoir une compréhension approfondie des états financiers pour pouvoir suivre les progrès; 50% 48%
Adopter une approche structurée en matière de planification financière afin de s’assurer d’avoir un capital suffisant pour composer avec les changements dans le contexte commercial; 51% 43%
Suivre de près les marchés et avoir un plan marketing pour surveiller les objectifs et les cibles en matière de prix;* 36% 35%
Mettre en place un plan et des procédures officiels de gestion des risques afin d’évaluer et de gérer ceux ci; 51% 42%
Entretenir une relation de collaboration avec les fournisseurs et les clients; 32% 29%
Avoir un plan de gestion des ressources humaines solide décrivant les responsabilités et faisant part de la rémunération versée qui est revu régulièrement en fonction des besoins changeants de l’entreprise; 20% 12%
Avoir un plan de transition ou de relève agricole qui a été communiqué aux personnes concernées au sein de l’exploitation agricole et qui est revu régulièrement, tout particulièrement lorsque des changements importants surviennent; 27% 26%
Faire appel à des conseillers en affaires agricoles pour obtenir de l’aide quant à l’atteinte des objectifs opérationnels;* 32% 23%
Chercher activement des occasions d’apprentissage et de perfectionnement des compétences pour répondre aux besoins changeants de l’entreprise.* 49% 41%

*Indique les 7 pratiques des exploitations les plus performantes au Canada en 2015.

Les résultats de l’étude démontrent que les principaux obstacles à la mise en œuvre de pratiques de gestion d’entreprises agricoles sont :Les

  1. agriculteurs croient que l’exploitation agricole réussit sans que l’on ait recours à de telles pratiques;
  2. Les agriculteurs vieillissants ou en voie de prendre leur retraite estiment qu’il est trop tard pour bénéficier de ces pratiques;
  3. es agriculteurs manquent de temps;
  4. Les agriculteurs ne savent pas par où commencer;
  5. Il faut convaincre les autres de la pertinence d’adopter des pratiques de gestion plus officielles.

Le défaut de posséder les compétences requises en communication est le plus grand obstacle pour ce qui est de faire participer les autres personnes concernées aux activités de gestion d’entreprise agricole.

Voici les principales raisons de mettre en œuvre des pratiques de gestion d’entreprises agricoles :

  1. Pour gérer les risques;
  2. Pour se préparer en vue de la transition de la ferme ou de la retraite;
  3. Pour réduire le stress et l’anxiété et pour améliorer sa qualité de vie;
  4. Pour accroître l’harmonie au sein de la famille ou de l’équipe agricole.

Les agriculteurs qui travaillent régulièrement avec des conseillers en affaires agricoles, les jeunes agriculteurs, les agricultrices, les agriculteurs du Québec, les horticulteurs et les exploitants de grandes fermes sont plus susceptibles que les autres de mettre en œuvre des pratiques de gestion d’entreprises agricoles. De plus, à l’exception des exploitants de grandes fermes, ces agriculteurs tendent davantage que les autres à recourir aux programmes et aux services de soutien offerts par les ministères responsables de l’agriculture.

Ces résultats de recherche sont essentiels pour éclairer la politique gouvernementale, l’affectation des ressources et les façons dont nous pouvons continuer à soutenir et à promouvoir les avantages de la gestion des entreprises agricoles tout en éliminant les obstacles à son adoption et sa mise en œuvre.:

Voici les recommandations découlant de nos constatations

  • Redéfinir la valeur de la gestion d’entreprises agricoles en redéfinissant la réussite, qui peut aussi bien être axée sur l’entreprise que personnelle
  • Créer des messages bien adaptés à divers groupes, soit en fonction de l’âge, du genre et du type d’exploitation agricole, à propos de la valeur et de l’importance de chaque pratique de gestion d’entreprises agricoles
  • S’employer à dégager les raisons qui expliquent les taux d’adoption plus élevés des pratiques de gestion d’entreprise au Québec et à déterminer comment les leçons ainsi tirées peuvent être diffusées dans les autres provinces
  • Accroître l’accessibilité et la disponibilité des outils de gestion des risques et de planification des scénarios qui peuvent aider les agriculteurs à se préparer à l’incertitude à laquelle ils seront confrontés dans l’avenir et à gérer les conséquences à long terme que la pandémie pourrait avoir sur les exploitations agricoles
  • Accroître l’accessibilité et la disponibilité des outils de gestion des risques et de planification des scénarios qui peuvent aider les agriculteurs à se préparer à l’incertitude à laquelle ils seront confrontés dans l’avenir et à gérer les conséquences à long terme que la pandémie pourrait avoir sur les exploitations agricoles
  • Promouvoir le recours aux conseillers en affaires agricoles.
    • Élaborer des guides de communication pour montrer ce que les conseillers en affaires agricoles peuvent offrir aux agriculteurs
  • Créer de nouvelles ressources pour les agriculteurs qui incluent des guides de communication sur divers sujets liés à la gestion d’entreprises agricoles que les agriculteurs pourraient consulter pour devenir plus confiants lorsqu’ils discutent des pratiques de gestion d’entreprise avec les membres de leur famille, leurs employés et les conseillers en affaires agricoles.

Ces résultats de recherche sont essentiels pour éclairer la politique gouvernementale, l’affectation des ressources et les façons dont nous pouvons continuer à soutenir et à promouvoir les avantages de la gestion des entreprises agricoles tout en éliminant les obstacles à son adoption et sa mise en œuvre.

Cliquez ici pour consulter le rapport complet.

Pour plus de renseignements, contactez :
Heather Watson, Directrice générale
Gestion agricole du Canada
Heather.Watson(à)fmc-gac.com

Partenaires de soutien financier :

Partenaires de promotion :